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Kiwiculture : les étapes clés à compter de janvier

18 Déc 2025

Depuis plus de onze ans, Agri-Renfort, association et entreprise adaptée spécialisée dans les services en agriculture et environnement, accompagne les agriculteurs et kiwiculteurs de la vallée de l’Adour. Chaque saison, nos équipes se mobilisent pour répondre aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, notamment lors des périodes sensibles de la kiwiculture. À l’aube de cette nouvelle année, alors que la taille d’hiver débute, il est essentiel de rappeler les étapes clés du cycle du kiwi et les enjeux qui attendent la filière.
 
À partir de janvier : la période stratégique de la taille d’hiver
La taille constitue une intervention déterminante pour garantir la production de l’année suivante. À compter de janvier, les kiwiculteurs procèdent à :
1. La taille de fructification
Cette taille permet :
  • d’éliminer les bois improductifs,
  • de favoriser la mise en place de nouveaux rameaux porteurs de fruits,
  • d’aérer la charpente pour limiter les risques sanitaires,
  • d’assurer un bon équilibre végétatif.
Une taille bien menée conditionne directement le potentiel de rendement et la qualité des fruits.
2. L’entretien et le contrôle des structures
En parallèle, c’est le moment idéal pour :
  • vérifier l’état des pergolas et fils de palissage,
  • remplacer ou renforcer les structures mises à rude épreuve par le vent et l’humidité,
  • préparer l’installation des jeunes pousses du printemps.
3. La surveillance sanitaire
Les conditions hivernales peuvent favoriser certaines maladies ou blessures sur bois. Une inspection minutieuse permet d’anticiper :
  • les risques de chancres,
  • les traces de gel,
  • les blessures consécutives aux récoltes ou au vent.
Printemps : montée de sève et floraison
À partir de mars-avril :
  • le débourrement s’intensifie,
  • la vigne à kiwi entre dans une phase dynamique de végétation,
  • la floraison se prépare.
C’est aussi l’un des moments les plus sensibles :
  • lutte contre les gelées tardives, de plus en plus fréquentes,
  • suivi de l’irrigation,
  • installation ou entretien des ruches pour une pollinisation optimale.
Été : croissance des fruits et gestion de l’irrigation
Entre juin et septembre, l’attention se porte sur :
  • l’éclaircissage éventuel,
  • la gestion de l’eau, devenue un point critique avec l’augmentation des épisodes de sécheresse,
  • la surveillance des parasites (notamment la cicadelle et les acariens),
  • l’entretien général des parcelles.
Automne : récolte et préparation du cycle suivant
La récolte intervient généralement entre fin octobre et novembre. Elle doit être réalisée au bon stade de maturité pour garantir :
  • une bonne conservation,
  • une qualité gustative conforme aux attentes du marché.
Après la récolte :
  • nettoyage des parcelles,
  • apport d’amendements organiques,
  • planification de la saison suivante.
Le marché du kiwi : un contexte en évolution
La France reste l’un des producteurs européens majeurs, et la vallée de l’Adour un territoire historique reconnu pour la qualité de ses fruits. Cependant, le marché est aujourd’hui marqué par :
  • une concurrence internationale forte, notamment de l’Italie, de la Grèce et de la Nouvelle-Zélande ;
  • une demande croissante en produits locaux et durables, ce qui renforce l’intérêt d’un kiwi français de qualité ;
  • une hausse des coûts de production, notamment liée à l’irrigation, à l’énergie et à la main-d’œuvre.
Dans ce contexte, la profession se tourne vers des pratiques plus résilientes et une meilleure valorisation de la production locale.
Les menaces liées au changement climatique
Les kiwiculteurs sont en première ligne face aux effets du dérèglement climatique. Parmi les risques majeurs :
1. Gelées tardives au printemps
Elles peuvent détruire les jeunes pousses et compromettre toute la récolte. Leur fréquence augmente, nécessitant des systèmes antigel souvent très coûteux (aspersion, éoliennes, chauffes…).
2. Sécheresses estivales
Le kiwi est une liane gourmande en eau. Les épisodes de sécheresse prolongée fragilisent la plante, réduisent le calibre des fruits et menacent la pérennité des vergers.
3. Épisodes de chaleur extrême
Les fortes températures peuvent brûler les feuilles et provoquer des chutes prématurées de fruits.
4. Inondations et orages violents
La vallée de l’Adour n’est pas épargnée par des phénomènes extrêmes pouvant raviner le sol ou endommager les structures.
5. Pression sanitaire accrue
Le stress climatique affaiblit les plantes et favorise l’émergence de maladies ou de ravageurs autrefois peu présents.
Agri-Renfort : un partenaire engagé auprès des kiwiculteurs
Dans ce contexte exigeant, notre équipe se mobilise chaque saison pour soutenir la filière :
  • renfort en main-d’œuvre lors des pics d’activité,
  • équipes formées aux particularités de la taille du kiwi,
  • interventions rapides et adaptées sur l’ensemble du cycle de production.
Depuis plus de dix ans, nous sommes fiers d’accompagner les agriculteurs et kiwiculteurs de la vallée de l’Adour, avec un engagement constant pour la qualité du travail et la réussite des exploitations locales.

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